YPLON
Création musicale et textuelle

De 1989 à 1993, Le groupe rock expérimental YPLON, composé d'Emmanuel Acard /batterie, Bertrand Lebossé guitare/basse, Laurent Saint Martin guitare/basse et moi-même au chant et paroles, se produisit sur la scène rouennaise.

Tous solides instrumentistes (excepté moi), notre motivation commune était de créer une musique bruyante et inventive accompagnée de textes brutaux cependant finement ciselés.

Dans nos morceaux très construits, nous jouions avec les structures usuelles des compositions en les hachant, fracturant les tempi, et détournant les mélodies. Nous nous ménagions des plages d'improvisation où nous laissions exploser par intermittences le son des instruments ou bien ma propre hargne vocale

Nous avons joué un bon nombre de fois dans les alentours de Rouen, et certaines de nos prestations ont marqués les esprits de par la violence hilarante que nous dégagions.


Histoire partielle et partiale

YPLON s'est formé fin 1989 sur les ruines de Pipo and the Headcleaners, une formation réunie autour de Jean-Emmanuel Dubois, agité protéïforme alors étudiant au Beaux-Arts.

Les compositions de Bertrand Lebossé et Laurent Saint-Martin, tous deux notamment influencés par le métal, étaient de plus en plus sophistiquées, et de plus en plus détachées d'influences reconnaissables.

A cette époque, je continue d'enregistrer n'importe quoi sur un 4 pistes à cassette Fostex, muni d'une guitare folk, d'une Roland TR 505, d'une basse Aria Pro II et d'un micro. Je joue aussi sur une guitare à 3 cordes offerte par une amie. Naissent des miniatures sans prétentions qui me permettent d'expérimenter de courtes idées de dé-structuration de morceaux, de mélodies et de rythmes, tout en y posant des paroles mi-écrites, mi-improvisées. Certaines seront reprises et améliorées par Yplon (Danse le Discothèque, la Mouche, Rien)

Les musiciens et leur chanteur s'entendent de moins en moins sur l'orientation musicale de leur formation. C'est alors que Laurent Saint-Martin, vieux complice de mes blagues musicales de lycée, et co-fondateur d'une éphémère formation de punk parodique - les Beatless - suggère que je prenne le chant. Connaissant les qualités de musiciens et de créativité du combo, je les rejoins et fais tout pour être accepté des autres membres que je connais encore mal (on boit surtout de la bière en refaisant le monde musical en fait).

J'assiste à plusieurs répétitions pour prendre la température sonore et tenter d'écrire des paroles en cohérence avec les ambiances. Jazz et Sexual Intercourse aussi appelée Voilà Voilà en sont le résultat. Quelques reprises des Sex Pistols, de Butthole Surfers et des Dead Kennedys complètent le menu du premier concert donné un mois après les premières répétitions faites dans la cave du bar "la 125e rue" où se retrouve le fleuron du prolétariat délinquant local et des activistes péri-punk de tout poil.

Le groupe cherche à créer un univers cohérent au delà des strucures usuelles du rock et de ses avatars.

S'ensuit une fulgurante ascension vers nulle-part qu'il convient de ne pas raconter ici. Puis le groupe se sépare suite à des divergences de moeurs sexuelles.

Cliquez sur les titres pour un EXTRAIT TEXTUEL et /ou sonore.

Avec YPLON

La Mouche

Rien

Danse le discothèque

Débile Disco

Sexual Intercourse

Henri & Anne

Jazz

Jamais mises en musique

télévisuel

Fabienne